Posté le 24/04/2015

La nutrition, une préoccupation commune

 

Créée au CHANGE en 2013, l’unité transversale de nutrition clinique (UTNC) permet d’améliorer la prise en charge de l’état nutritionnel des patients, plus spécifiquement des patients dénutris.

Le point avec le Dr Claudine BRUNENGO, responsable de structure.

 

Comment est organisée l’Unité Transversale de Nutrition Clinique?

Cette unité a connu un fort développement grâce à la collaboration étroite que nous avons établie avec les unités de soins et le service Diététique. L’UTNC travaille également en lien avec le CLAN (comité de liaison pour l’alimentation et la nutrition) de l'établissement dont je suis la Présidente depuis septembre 2014. Notre unité repose sur un fonctionnement transversal et intervient sur les deux sites. C’est pourquoi un médecin nutritionniste, un assistant spécialisé en nutrition viennent renforcer l’équipe de 16 diététiciennes en poste encadrées par Catherine Dechavanne, FFCDS.

 

Comment se déroule la prise en charge d’un patient ?

Nous intervenons à la demande des médecins sur prescription médicale. Les champs d'action sont multiples, avec des  prises en charge variées allant de la réalimentation post-chirurgicale à la prise en charge des patients dénutris, en passant par la participation à des programmes d'éducation thérapeutique. Nous assurons également des consultations médicales éventuellement couplées à des consultations diététiques, pour répondre à la demande des médecins du CHANGE ou des prescripteurs extérieurs à l'établissement.

 

Quels sont les bénéfices d’une telle prise en charge ?

La prise en charge nutritionnelle est un soin à part entière qui participe à l'amélioration de l'état de santé du patient et à la qualité des soins. En ce qui concerne les patients dénutris (40 à 50% des patients hospitalisés selon les données de la HAS), la prise en charge présente plusieurs bénéfices : elle participe à l’amélioration du pronostic du patient, elle permet la diminution du risque de survenue de complications (infections, retard de cicatrisation, etc.) et la limitation de la perte d'autonomie -de manière à raccourcir la durée de séjour.